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Continuité Ecologique

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Continuité Ecologique

Message  Invité le Mar 6 Mar - 0:12

A lire dans cette rubrique :

•les projets de la Fédération sur le rétablissement de la continuité écologique des cours d'eau du département
•le colloque organisé à Beaune le 9 septembre dernier sur l'aménagement des ouvrages hydrauliques et la continuité écologique avec la participation de la Fédération et où le grand projet de rétablissement de la continuité sur le cours d'eau "Le Radon" a été présenté.

•PAR SOLIDARITÉ :

publication d'un communiqué de presse de la F.D. 50 (la Manche) qui se bat pour la suppression de 2 barrages sur la Sélune.

Il faut prendre conscience que tous ces travaux et projets nécessitent du temps à leurs études et à leurs réalisations. Ils présentent tous l'intérêt de permettre aux pêcheurs de détenir directement des droits de pêche et d'aménager les berges pour favoriser la reproduction du brochet et de la truite.
Rétablir la continuité écologique sur les cours d'eau de Haute-Saône

Qu’est ce que la continuité écologique ?


Cette notion, introduite en 2000 par la Directive cadre sur l’eau, définie la libre circulation des organismes vivants et leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation ou leur abri, le bon déroulement du transport naturel des sédiments ainsi que le bon fonctionnement des réservoirs biologiques (connexions, notamment latérales, et conditions hydrologiques favorables – Article R214-109 du code de l’environnement définissant un obstacle à la continuité écologique).
Depuis l’antiquité, les hommes ont construit des seuils et des barrages dans les rivières pour produire de l’énergie, rendre possible la navigation, prélever et transporter de l’eau pour la consommer ou pour irriguer ou encore créer des étangs de pisciculture. En France, les rivières ont été ainsi marquées par l’aménagement de très nombreux ouvrages, essentiellement des moulins.
La découverte de nouveaux moyens de production d’énergie (machines à vapeur, turbines hydroélectriques) a conduit ensuite à leur déclin : le nombre de moulins en activité a ainsi fortement diminué dès la fin du XIXème siècle. Mais au cours des dernières décennies, de nombreux travaux hydrauliques ont entrainé la multiplication des seuils, dont la plupart ont une hauteur inférieure à 2 mètres.
Début 2010, plus de 60 000 ouvrages sont recensés sur les cours d’eau en France. D’après un inventaire national réalisé par l’O.N.E.M.A. (Office Nationale de l’Eau et des Milieux Aquatiques) plus de la moitié n’a pas d’usage avéré.

Une entrave à la continuité écologique

Les obstacles présents sur les rivières induisent des perturbations et des impacts sur la continuité écologique, plus ou moins importants selon leur hauteur, leur emplacement et selon l’effet cumulé de leur succession.
Ainsi, un impact important sur le cours d’eau peut résulter d’un unique ouvrage très pénalisant tout comme du cumul le long du cours d’eau de petits ouvrages chacun éventuellement de faible impact.

En créant des chutes d’eau artificielles lors de la construction d’un ou plusieurs ouvrages, la ligne d’eau et la pente naturelle du cours d’eau sont modifiées. Les eaux courantes se transforment alors en une succession de retenues d’eau stagnante, pouvant provoquer :

•un ralentissement et une uniformisation de l’écoulement,
•une modification de la température,
•une augmentation de l’eutrophisation, représentée notamment par les proliférations algales, du fait d’un apport en éléments nutritifs (phosphore, azote, …) en provenance du bassin versant et du faible renouvellement des eaux,
•une baisse de la quantité d’oxygène dissout dans l’eau,
•une diminution de la quantité d’eau à l’étiage, due à l’évaporation plus forte des eaux stagnantes en période estivale,
•un débit réduit à l’aval de l’ouvrage (débit réservé) ou encore de brusques variations de débits (éclusées) en cas de dérivation des eaux,
•une diminution de la capacité auto-épuratrice du cours d’eau,
•une augmentation des hauteurs d’eau en amont de l’obstacle, accompagnée d’une immersion des berges par un élargissement plus ou moins important du cours d’eau selon la hauteur de l’ouvrage.

La Fédération s'investit dans plusieurs projets ...

En Haute-Saône, l’heure est encore à l’inventaire, mais l’on peut affirmer d’ores et déjà que quelques 600 ouvrages (barrages, écluses, etc.) parsèment les rivières du département et sont potentiellement des obstacles à la continuité écologique.
Depuis plusieurs années, la Fédération de Pêche s’investit, soutient et se porte systématiquement maître d’ouvrage dans la limite de ses possibilités financières et humaines pour agir en faveur de la restauration des cours d’eau.

Deux gros projets ont été traités durant l'année 2011 :

•le rétablissement de la continuité écologique à l’échelle du bassin versant du ruisseau du Clos Champ Tenon à Corbenay,
•le rétablissement de la continuité écologique entre l’Augronne et le Ruisseau des Cerisiers à Fougerolles.Concernant le Clos Champ Tenon à Corbenay :

Le projet de restauration de la continuité écologique sur le ruisseau du Clos Champ Tenon à Corbenay a été validé par le comité de rivière Lanterne et a bénéficié de 80 % de subventions :

•Agence de l’Eau RMC 50 %,
•Conseil Général 15 %
•Conseil Régional 15 %.
•Les 20 % restant étant à la charge de la Fédération de Pêche et des A.A.P.P.M.A. d’Aillevillers et Saint Loup sur Semouse.La 1ère phase travaux, d’un montant de 28 000 €, nous a permis de remplacer en 2010 trois franchissement busés, sous dimensionnées, par des ponts de 2 mètres de large. Ces ouvrages adaptés aux caractéristiques morphologiques et hydrologiques du ruisseau rétablissent localement le libre transit des sédiments et des poissons, en bref …. la continuité écologique.



Pour ces mêmes raisons, 3 autres ouvrages ont été remplacés en 2011 et ont rétabli la continuité longitudinale du ruisseau à l’échelle de son bassin versant.

Tous les travaux se sont achevés fin d'année 2011 rétablissant ainsi la libre circulation des poissons et des sédiments sur cette afférence naturelle de l'Augronne sur une longueur de 5 km.

Dès cette année, les truites entres autres, pourront reprendre une migration reproductive en direction des nombreux lieux de ponte présents sur ce cours d'eau.

Concernant le rétablissement de la continuité écologique entre l’Augronne et le Ruisseau des Cerisiers à Fougerolles :

Sur le ruisseau des Cerisiers à Fougerolles, les travaux de reconnexion à sa confluence avec l'Augronne effectués récemment permettront aux truites fario d'emprunter à nouveau le chemin de la reproduction sur un linéaire de plus d'un kilomètre.

La Fédération s'investit dans un projet de grande ampleur sur le Raddon à Fresse

L’objectif de ce projet est de rétablir la continuité écologique entre l’Ognon et le Raddon, (classé réservoir biologique) sur un linéaire principal de plus de 10 Km.

En effet, la Fédération de Pêche a l’opportunité de se positionner comme maître d’ouvrage pour des études et des travaux visant à araser et/ou équiper 2 barrages infranchissables sur le Raddon, affluent rive gauche de l’Ognon présentant un bassin versant de 45 km².





L’enjeu est donc de taille. L’Ognon est un cours d’eau de 1ère catégorie piscicole où l’ombre commun, la truite fario, le chabot, la lamproie de Planer, le vairon sont des espèces bien représentées. Cette biodiversité confère à ce cours d’eau et ses affluents une forte valeur patrimoniale, tant écologique qu’halieutique, justifiant ainsi sont statut de réservoir biologique. Le projet est donc de nature à rétablir la continuité entre l’Ognon et le Raddon, ce dernier étant une zone privilégiée pour la reproduction naturelle de la truite fario.

Bien sûr, un tel projet représente un coût qui pourrait atteindre une somme proche du million d’euros et l’Agence de l’Eau serait prête à financer l’opération à 100 % si la Fédération de Pêche se portait maître d’ouvrage. Toutefois, même si l’agence de l’eau nous accompagne financièrement (sous forme d’acomptes) durant les différentes phases d’études et de travaux avant le versement final des subventions, les sommes engagées représenteraient une sortie de trésorerie trop importante à supporter pour la Fédération.

C’est pourquoi, la Fédération Nationale, sur une proposition de notre président Bruno Bolognesi, a décidé de nous aider financièrement pour la réalisation de entreprise (4 barrages infranchissables sont concernés) en nous permettant, par le biais d’un « prêt relais », de supporter la maîtrise d’ouvrage d’un tel projet ayant un intérêt à la fois écologique et halieutique.

Notre fédération sera la première en France à se porter maître d’œuvre pour une réalisation de plusieurs centaines de milliers d’euros avec l’Agence de l’Eau. Plusieurs dizaines de kilomètres de ruisseaux seraient reconquis à la remontée des truites.

D'un point de vue de la Fédération Nationale pour la Pêche en France

La FNPF, consciente des enjeux nationaux et de l’intérêt de la grande hydroélectricité, est favorable à l’optimisation de l’existant, sous réserve de non dégradation, mais s’oppose à la création de nouveaux équipements et est hostile à la très petite hydroélectricité : peu productive, en bruit de fond, difficilement contrôlable, au service des intérêts privés et très traumatisante pour l’environnement.

La plupart des bassins offrant un potentiel hydroélectrique sont entièrement équipés, avec comme conséquence un cumul des impacts :

Impact environnemental d’un barrage :
•Interrompt la continuité écologique du cours d’eau
•Modifie en profondeur la morphologie du cours d’eau
•Même équipé de passe à poissons, pertube fortement la migration de la faune, tant en montaison qu’en dévalaison
•Bloque le transit sédimentaire
•Risques de dysfonctionnements liés à l’automatisation Impact environnemental d’une retenue :
•Agit comme un bassin de décantation
•Altère la qualité des eaux (eutrophisation)
•Modifie l’écosystème aquatique en amont et en aval, favorise la dérive des peuplements (faune et flore)
•Contribue à l’augmentation de la température
•Contribue à l’augmentation de l’évaporation Réduction des débits sur les tronçons court-circuités (TTC) :
•Réduction des volumes et des habitats (rives)
•Réduction des débits (déficit d’oxygénation, mise à sec de frayères)
•Altération de la qualité des eaux
•Altération de la morphologie et de la granulométrie
•Impact sur les connexions annexes

Les vidanges sont des opérations nécessaires à la sécurité des ouvrages mais des opérations qui sont toujours très impactantes pour le milieu aquatique :

•Libère les sédiments sous forme de boues à l’aval des ouvrages avec dépôts et destruction des habitats
•Occasionne des mortalités de la faune dans son ensemble, tant à l’amont qu’à l’aval
•Perturbe considérablement la qualité de l’eau.

COLLOQUE SUR L’AMÉNAGEMENT DES OUVRAGES HYDRAULIQUES ET LA CONTINUITÉ ÉCOLOGIQUE

Le 9 septembre dernier la Fédération a participé à un colloque organisé à Beaune (21) sur un thème capital très important pour l’avenir des rivières : la continuité écologique.
Organisé conjointement par l’E.P.T.B. Saône et Doubs et les Unions Régionales des Fédérations de Pêche Bourgogne Franche-Comté (U.R.B.F.C.) et Rhône Alpes, cette journée d’échange avait pour objectif de permettre a tous les acteurs de l’eau du bassin de la Saône conviés ce jour, de présenter et d’échanger sur les enjeux, les stratégies et techniques d’aménagement qui peuvent se mettre en œuvre.
La constitution d’un réseau d’acteurs engagés en faveur de la protection et la restauration du patrimoine est primordiale. Aujourd’hui, les structures associatives de pêche de loisir et les E.P.T.B. sont deux acteurs incontournables de la continuité écologique.
A cette occasion, Bruno Bolognesi, Président de la Fédération de Haute-Saône, Benoit Dumain, agent de développement fédéral et Philippe Giraud, coordinateur du contrat rivière Ognon à l’E.P.T.B. Saône et Doubs, ont présenté le grand projet sur lequel ils collaborent : l’effacement de 4 ouvrages sur le cours d’eau « Le Raddon » rétablissant ainsi une continuité écologique sur environ 10 km.
Ce colloque a tout d’abord démarré sous les discours des présidents des organismes organisateurs :
- M. SIRUGUE (EPTB Saône et Doubs),
- M. GRUER (U.R.B.F.C.)
- M. LAGARDE (U.R.Rhône Alpes).

S’en est suivi, tout au long de la journée, des exposés, des débats, des interventions et des témoignages de réalisations par les maîtres d’ouvrages.

M. ROUSTAN, Président de la Fédération Nationale pour la Pêche en France (F.N.P.F.) a fait un long discours à l’effigie de ce colloque sans manquer de rappeler que la F.N.P.F. (anciennement U.N.P.F.) était née avec la même loi qui a inscrit résolument les différents objectifs de la DCE Directive Cadre Européenne c'est-à-dire la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006.

Depuis cette date, la F.N.P.F. qui regroupe toutes les Fédérations Départementales de France est reconnue au niveau national par les pouvoirs publics et depuis juillet 2011, nos structures associatives sont enfin agréées « protection de l’environnement ».

M. ROUSTAN précisa que la F.N.P.F. était est dotée de moyens à la hauteur des ambitions qu’on lui avait assignée dans un contexte de mutation du C.S.P. devenu O.N.E.M.A. et par conséquent un transfert de compétences depuis l’établissement public vers le réseau associatif.
Il expliqua également pourquoi la F.N.P.F. a décidé de rester en retrait de la convention de relance de l’hydroélectricité créée par le Ministère de l’Ecologie et signée par les producteur, des associations d’élus et certaines associations environnementales.

Et précise que la continuité écologique constitue un élément incontestablement fort de la restauration de nos rivières.

Le Président ROUSTAN rappelle le soutient précieux que la F.N.P.F. apporte aux Fédérations Départementales pour financer des actions de restauration et de protection des milieux aquatiques. Et insiste sur la compétence de nos Fédérations pour définir, mettre en œuvre, et assurer le suivi d’actions de restauration de la continuité écologique.

Il profite de ce moment pour féliciter le président Bolognesi pour ce projet « tout à fait ambitieux et exemplaire » et lui affirmer à nouveau l’aide et le soutien de la Fédération Nationale pour cette initiative.

Avant de conclure son discours par des remerciements pour ce colloque très enrichissant, il souligna que les subventions versées par la F.N.P.F. aux structures associatives pourraient nettement s’accroître si le montant de la Redevance Milieu Aquatique versé aux agences de l’eau était ramené à un taux plus compatible avec les actions menées que nous menons aux titres du Grenelle et de la D.C.E.







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